Partager l'article ! PERISSAT Octave + 1914 (C) - 107e RI: mon grand-oncle, fils de Léonide et de Catherine Bonneau. État des faits quelques jo ...
mon grand-oncle, fils de Léonide et de Catherine Bonneau.
État des faits quelques jours avant
08 septembre 1914 : le Rgt reçoit l'ordre à 05:00 de reprendre les positions de la veille, et de les tenir à tout prix.
A 04:00 au moment ou le 2e bataillon se rassemble, une fusillade nourrie éclate vers le N.O., les balles balaient les rues du village. Des fractions du 78e se relient et dépasse les unités du 2e Btn.
Le Cdt de ce Btn (Cap Majord) donne alors l'ordre suivant :
6e Cie au nord du village pour en défendre l'accès
7e Cie à la lisière Nord du château de Beaucamp
8e Cie en réserve à l'Ouest du château.
Ces disposition très rapidement prisent et le courage des exécutants, permettent de tenir tête à un assaillant qui attaque avec une rare énergie.
Pendant ce temps, le 1er Btn laissant la 2e et 3e Cie ( 1 peloton)à la disposition du commandant du 3e Btn à Chatelraould, se porte avec les 1ere et 4e Cie sur la croupe à l'ouest du château de Baucamp, cette croupe est occupé comme suit :
1ere Cie à cheval sur la rue haute rue - château de Beaucamp
8e Cie à l'ouest de la 1ere
4e Cie à l'ouest de cette dernière
en arrière un Btn (3e du 126e) forme avec les unités précité un groupement tactique sous les ordres du commandant Sarot.
Le 3e tiens la lisière N de Chatelraould à l'Est.
9e Cie à l'église de Chatehaould et la hauteur à l'Est.
10e Cie à gauche de la 2e Cie qui est établie avec la 6e Cie à la lisière N du village et croupe à l'Ouest.
12e Cie en réserve du 3e Btn au sud de l'église
11e Cie en réserve à la disposition du Lt Col dans le ravin à 1 km S.E. De l'église
10:00 – à 10:00 le Lt Col reçoit du Colonel Cdt la 47e brigade la note suivante du Général Cdt la 24e Division.
8 septembre, 10:20, secteur d'Arzillère, Cdt 24e DI à Colonel Jacquot :
le général Cdt l'armée est venu en personne pour affirmer l'inéluctable nécessité de tenir mordicus sur les positions assignés ce matin. C'est aujourd'hui la lutte d'usure. Des armées Allemande attaquent sur tout le front. A tout prix ce front doit demeurer inviolable. On se fera tuer sur place, plutôt que je reculer d'un pieds. La manoeuvre offensive préparée par le Cdt de l'armée ne pourra s'exécuter que si le front demeure fortement tenu. Chaque soldat devra être prévenu de la grandeur de la mission qui lui est confiée et savoir que le sort du pays sera décidé dans la bataille engagée depuis 2 jours. Le général a pleine confiance dans l'énergie de chacun pour repousser tous les assauts qui pourront être livrés et gagner la victoire. Signé DESCOINGS
Toute la matinée et toute la journée, les unités du 1er Btn et du 2e Btn qui son dans la région du château de Beauchamp restent sous un feu d'artillerie et d'infanterie intense et trainent fermement sur leurs positions qu'elles ont organisées,
A 14:30 – le Lt Col reçoit du colonel Cdt la 47e Bde l'ordre suivant : « le 108e évacue Courdemanges puis se reforme au sud de Chatelraould. Je mets se détachement sous vos ordres pour tenir à tous prix sur la position occupée. Signé Jacquot.
Le Cdt du 3e Btn envoie immédiatement la 10 Cie en reconnaissance au Nord de Chatelraould pour débrouiller la situation. Le Lieutenant Crabos tombe avec sa section dans une embuscade et est tué; Le sous lieutenant Mazière et le sergent Marbeouf s'efforcent de rallier la section de leurs camarades disloquée. Le 1er est tué. Le reste de la 10e charge et repousse la fraction allemande. Les autres unités tiennent ferme sur le front d'un Btn du 126e vint étayer en glissant une Cie entre la route et la cote 153, tandis qu'un Btn du 326e essaie un mais peu péniblement se prendre pieds à la cote 153.
19:30 – du coté du 1er Btn, 2 sections de la 5e Cie, une de la 8e Cie sous les ordres du Capitaine Laborderie, étayé par une Cie du 126e, 1 peloton de la 3e Cie, et 1 section de mitrailleuse du régiment prononce une attaque dans la direction de cote 130 (Ouest de Courdemanges), pour chasser l'ennemi qui avance. Ils le bousculent et prennent pieds croupe 1 km S de la cote précité.
A la même heure, l'ennemi lance un violente attaque sur la lisière Nord de Chatelraould. Les allemands repoussent nos patrouilles jettent des bombes incendiaires sur les maisons les plus avancées du village et ouvrent sur la lisières un feu violent de mousqueterie et de mitrailleuses; la ligne résiste.
Le capitaine Ravaud rallie brillamment sa compagnie qui a fléchit un moment. Finalement l'ennemi se retire dans la direction de Courdemanges.
21:30 – nouvelle attaque à l'ouest de la route; Cette attaque est arrêté net par les 1ere et 7e Cie étayés par la 3e qui, rejointe par les éléments qui l'avaient quittée le 3 septembre c'est reconstituée dans l'après midi. La nuit trouve toutes les unités du 107e sur leur position.
Pertes du jour :33 tués,190 blessés,28 disparus
09 septembre 1914 : A 1 heure quelques fractions se présente devant le détachement du Cap Laborderie. Les premiers éléments s'avance en levant les mains, et le capitaine se porte seul en avant de sa trouve. L'ennemi immédiatement en face de lui, se couche,
une décharge part des fractions restées en arrière. Le Capitaine est tué ! Ce voyant le détachement s'élance à la baïonnette sur les Allemands, les chasses et fait quelques prisonniers dont un officier..
Au jour, des forces importantes menacent le détachement de toute part, il se replie sur cote 130 ( Ouest du château de Beauchamps) où il rejoint les éléments qu'il occupaient la veille et la tiendront toute la journée, malgré le feu très violent de l'ennemi. Sur les autres points, la situation est stationnaire, toutefois le 107e est plus fortement étayé par des unités du 126e qui occupent les pentes Ouest de la cote 153 et le 326e qui a pris pieds sur la cote 153 même.
Dans la matinée, l'ordre suivant Gal Cdt la 24e DI est lu aux troupes : 12e CA, 24e DI, EM, QG St Chéron 9 septembre 14.
"L’indomptable énergie, l’esprit de devoir poussé jusqu’au sacrifice total montré par le Colonel Jacquot et les vaillantes troupes du détachement ont permis de repousser toutes les attaques de l’ennemi et de lui infliger de grandes pertes.
Au soir du 8 septembre le détachement était maître des hauteurs 130 (Ouest de Courdemanges) et 153 (Sud-Est de Courdemanges).
L’ennemi a mis en ligne tout son effectif. Les reconnaissances de nos aviateurs ont fait connaître qu’il n’a plus de réserve devant nous.
Aujourd’hui 9 septembre, la décision interviendra. A gauche le 21ème C.A. attaquera, ce matin, de Sompuis dans le flanc droit de l’ennemi.
Il faut de toute nécessité tenir votre front inviolable et résister sur place aux attaques désespérées que l’ennemi pourrait tenter, tenir comme hier, comme avant-hier, comme le 6 et ce soir, ce sera la victoire !
Le Général Cdt la 24 D.I. est fier de commander aux belles troupes qui se sont dépensées sans compter, au cours des trois dernières journées.
Il leur adresse ses félicitations et compte sur leur vaillance et leur bravoure pour contenir l’ennemi jusqu’au moment où l’ordre de passer à l’offensive. Que chacun soit persuadé que la journée décidera du sort de l’année et du pays !" signé : Descoings
17:30 – violent bombardement de (OL'A4), de l'église et de la mairie où le P.S. du 126 est massacré. A la nuit bivouac sur nos positions.
Pertes du jour :
Tués : 9 dont le capitaine Laborderie, Blessés 17 dont 2 sous officiers.
10 septembre 1914 : Dans la matinée, situation sans changement à 11:00, ordre de la 47e Bde, pour attaquer l'ennemi qui occupe la hauteur 130 (O de Courdemanche), la croupe Sud du moulin de Montilleux et les bois à l'ouest de la grande route. 1Er Btn du 107e, 3e Btn du 126e sous les ordres du Cdt Sarot.
Objectif : Cote 130
Deux Btn du108e, une portion du 78e, sous les ordres du Lt/Col Girard cdt le 108.
Objectif Croupe au Sud du moulin de Montilleux. L'AD 23 et l'AD 24 appuient cette attaque. Les autres éléments : 107; 126; 326; restent sur les positions actuellement tenues.
Le 1er Btn est remplacé sur la position de Beaucamps par un Btn du 300e. En exécution de l'ordre ci-dessus, la 2e Cie est remplacé par la 11e.
13:00 le mouvement commence et à 14 h 30.
14:30 le détachement, sans avoir reçu de coup de fusils, mais sous un feu violent de l'artillerie, abonde la position 130. 107e à gauche, 126e à droite, et s'y installe, en liaison ç gauche avec le 91e.
A sa droite le 108e n'a pas encore progressé. Le vide existant entre entre la droite du 126e et ce régiment, est bouché par une compagnie du 126e.
Le détachement passe la nuit sur ces positions, couvert par des AV P au combat. Rien à signaler sur le reste du front tenu par le régiment.
Le régiment reçoit le renfort de 750 hommes et :
Ordre du régiment n° 8
Le général commandant le 12e Corps d'Armée nomme par délégation à titre temporaire et pour la durée de la guerre :
au grade de Capitaine, les lieutenants De Labrouche De la Borderie, Lapadu-Hargues, Lagarde. Au grade de Lieutenant, le S/Lt Charbonnier. Ces officiers sont maintenant au régiment et leur nomination datera du 4 septembre 1914. ( Le Lt/Col Cdt le 107e RI, signé. Royé).
Ordre du régiment n° 9 : 1° Le général en chef nomme à l date du 7 septembre à titre temporaire pour la durée de la guerre, au grade de Lt/Colonel, le chef de bataillon Royé commandant le 107e, 2° au grade de chef de bataillon, le Cap Lacoule, ( le 10 septembre 1914, le Lt/Col Cdt le Regt, s, Royé ).
État des pertes : 2 tués, 37 blessés, 2 disparus. ( noms sur le JMO)
11
septembre 1914 : à 14:30 le régiment reçoit l'ordre de reprendre le mouvement en avant sous la direction du Nord, les bataillons marchent droit devant eux et derrière le
108e.
18:30 : le mouvement se continu jusqu'à Blacy, où le régiment arrive à 18:30 sans avoir rencontré l'ennemi. Il reçoit l'ordre d'aller cantonner à loisy.
Ce jour là Octave Perissat sera blessé avec 6 de ses camarades, et 3 seront tués.
Le 12 septembre 1914 – le Régiment en tête du gros de la 24e DI, rompt de son cantonnement à 5 heures, franchi la Marne à Courot et, par Bassu, Vanneau le Chatel ( Grande halte) arrive à Bussy le repos où à 17:00, il reçoit l'ordre de prendre les A.P. Savoir :
2e Btn à Fecul, 3e Btn au signal de la croix Mollereau, le 1er Btn en réserve à la ferme de Merzieux.
Le 13 septembre 1914 – Le Reg continu la poursuite en queue de la 24 D.I.
04:00 – il rompt de ses cantonnements vers 4 heures par Somme-Yévre, Varimont, Herpont, Auve. Arrivée à ce point à 14 heures, il reçoit l'ordre de se porter en réserve du 108e à la cote 147. Le 108 établi face Somme-Bionne.
19:00 – le Régiment est informé qu'il cesse de faire partie de la 24 D.I. et qu'il est replacé à la 23e D.I., il va cantonner à Auve.
14 septembre 1914
15 septembre 1914 : Mort d'Octave Perissat.
Fascicule de mobilisation, classe 1910 pour le 107e régiment d'infanterie d'Angouléme caserne st roch pour le soldat de 2e classe Perissat Octave, réserviste.
09/08/1914
Chers parents, je vous fait réponse imédiatement à votre carte que j'ai reçu avec plaisir, je suis trés content de vous savoir en bonne santé et je désire de grand coeur que ma lettre vous trouve comme la votre vous à quitté. Moi ça va trés bien, je suis en trés bonne santé, je ne fait rien vous verré pour le moment, j'attend mon retour pour vous le raconter en attendants je vous embrasse tous, votre fils qui vous aime Octave.P (je ne posséde rien concernant le lieu d'écritue de cette lettre)
Il s'agit de l'une des dernières correspondance d'Octave.
Angouléme le 24/04/1920
22e corp d'armée
n°176
état civil bulletin de correspondance
Le lieutenant Godinaud chef du BC à monsieur le maire d'Abzac (Charente)
Demande
j'ai reçu du ministére des pansions les renseignements suivant. Le soldat PERISSAT OCTAVE du 107e régiment d'infanterie 5e compagnie classe 1910 tué à l'ennemi le 15/09/1914 à Vitry le François (Marne) précédemment inhumé à Blacy lieu dit Bellevue à été transféré au cimetière militaire Bourdemanges arrondissement de Vitry le François, le 17/03/1920 par les soins du service de l'état civil du secteur de Vitry le François, tombe du 28 au 30 rangée 29 carré Français le numéro de la tombe pourra étre changé au moment de l'aménagement définitif du cimetière, sans qu'il s'agisse d'une nouvelle exhumation. Veuillez je vous pris en donner connaissance à la famille domicilié dans votre commune avec tous les ménagements désirables en la circonstance et me faire connaître sur la première note la date à la quelle votre mission aura été accompli ainsi que le degré de parenté de la personne prévenu aux fins d'en rendre compte avec mes remerciement.