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Du coté de Pleuville (16) : Mobilisation – M.Menigaud

 

 

Le 1er aout 1914, à 4 heures ½ du soir, une dépèche officier affichée à la porte exterieure du bureau de poste, annonce la Mobilisation Générale.

Bientôt le tambour bat et les cloches sonnent.

Beaucoup de femme pleurent. Les hommes ont des figures sombres et attristées, mais tous paraissent disposée à faire leur devoir.

Dans les hameaux, le son de la cloche surprend. On croit d'abord qu'un incendie vient d'éclater mais d'autres cloches se font entendre; plus de doute : c'est la mobilisation.

Plusieurs jeunes hommes abandonnent leurs travaux et se rendent au bourg recevoir confirmation du fait redouté.

Vers 8 heures, un gendarme apporte les affiches de mobilisation. Des jeunes gens du bourg offrent leur concours pour aller les apposer dans les villages où elles sont lus le soir même, à la lueur des lanternes.

 

2 aout 1914 :

Le dimanche 02 aout, les réservistes qui doivent rejoindre leur dépôts le 3 août, se rendre au bourg où ils se munissent de chaussures et sous-vêtements. Ils préparent leur départ pour le lendemain.

Personne ne murmure : chacun est disposé à partir. On comprend la gravité de la situation et la gaieté est disparue.

Le 3 août, les réservistes qui doivent rejoindre leurs dépôts le 2e jour de la mobilisation, arrivent dés 5 heures du matin au bourg et se tiennent dans la route devant l'hôtel Bonnet. Lorsqu'ils sont tous réunis, ils partent ensemble pour Champagne-Mouton où ils doivent prendre le train.

Quelques femmes ont accompagnés leurs maris, quelques mères leurs fils. On s'embrasse une dernière fois; les larmes coulent, mais silencieusement.

Pendant tout le mois d'août, les départs isolés ou par petits groupes se sont succédé, conformément aux ordres de mobilisation.

La mobilisation s'est accompli à Pleuville, d'une façon tout à fait normal; Pas un soldat n'a manqué à l'appel. Chaque homme est partie le jour fixé par le fascicule de mobilisation inséré dans son livret individuel.

Les conscrits de la classe 1914 ont répondu de même à l'appel de leur classe. Ceux de la classe 1915 se sont fait inscrire sur les listes de recensement en septembre 1914, ils ont été examinés par me conseil de révision et ont répondu régulièrement à l'appel de leur classe, au début de décembre 1914.

Les auxiliaires, exemptés et réformés de toutes les classes mobilisable se sont présenté les jours fixés soit devant les commissions de réforme siégeant à Angoulême, soit devant les membres du conseil de révision de Confolens.

Les conscrits de la classe 1916 ont également répondu à l'appel de la mairie chargé d'établir les tableaux de recensement de cette classe pour la date du 12 décembre 1914, et ceux bon pour le service militaire, ont rejoint leur corps au jour fixé par leur appel.

L'inscription sur les tableaux de recensement des hommes de la classe 1917 a eu lieu en avril 1915.

La révision de cette classe et des ajournées des classes 1914, 1915, 1916 s'est effectué normalement et l'appel sous les drapeaux a été exécutés ponctuellement.

 

Quelques hommes appartement à la classe 1888 sont convoqués.

Les ajournés des classes 1913 à 1917 et les exemptés des classes 1915, 1916, 1917 sont convoqués au printemps devant un conseil de révision. Quelques uns déclarés aptes au service militaire, rejoignent leur dépôts en juillet 1916.

Tout ce passe normalement.


 

Du coté de Hiesse (16)

 

Hiesse : Mobilisation – Hiesse -Mr Téte

Le samedi 1er août, à 17:30, une automobile s'arrête devant la mairie.

Deux gendarmes en descende; l'un deux tiens une large enveloppe noire. Ils entrent dans la mairie, le maire est présent. De l'enveloppe sont extraits des affiches. C'est l'ordre de la mobilisation et des premières réquisitions.

Les affiches sont remises à l'appariteur avec la liste des points d'affichage.

Le tocsin sonne.

Partout le travail est suspendu. De petit groupe se forme sur la place public, on causse presque à voix basse, on parait consterné.

Le lendemain beaucoup de mobilisable se rendre à la mairie pour s'assurer du jour où ils doivent se mettre en route.

L déclaration de guerre n'étant pas parvenue, on se ressaisit, on envisage la mobilisation comme une mesure préventive : « La mobilisation n'ai pas la guerre».

Le lundi 3 ont lieu les premiers départs. les différentes reflètent les différentes impressions. Chez quelques unes c'est encore la consternation; chez d'autres, la résignation; d'autres partent en chantant : « Jamais nous ne trouverons meilleur occasion de «les» avoir, me dit l'un d'eux, profitons-en !

La guerre est déclarée. Pour tous elle sera de courte durée.

Point de réfractaire.

 

Du Coté d'Alloue (16)

 

 

Alloue : Mobilisation – Alloue - Mr Mercier

le décret de mobilisation a été publié et affiché le 1er aout 1914 à 5 heures du soir.

Le lendemain et les jours suivants les soldats mobilisés se sont empressés de rejoindre leurs corps. Ils sont partis le coeur gros, abandonnent leurs familles, leurs travaux, mais plein d'enthousiasme et résolus à faire leur devoir.

Il n'y a pas eu un seul insoumis; tous se sont conformés aux instructions contenus dans leurs livrets.

La population a montré le plus grand calme. Vieillards, femmes et enfants se sont mis à l'ouvre afin d'effectué les travaux,

Dans la première quinzaine, chaque matin à l'arrivée du courrier, une foule anxieuse entourait le bureau de poste; ou attendait avec impatience journaux, cartes et lettres, puis après en avoir pris connaissance chacun se retirait et se remettait au travail.

affiche-mobilisation-14.18.JPG

 

 

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