+ 23 mai 1915 bataille notre dame de Lorette.
BONNEAU Pierre (cousin)
* Tué à l'ennemi d'une balle dans la tête le 23 mai 1915 lors de la bataille Notre Dame de Lorette. Croix de
guerre avec étoile de bronze - Fils de Pierre et de Marie BEAULIEU - Transcrit à Abzac le 05/03/1916. - Sur la fiche au corps, son nom est orthographié BONNAUD. - Sur sa fiche Mémoire des Hommes,
il est dit du 170e RI, mais en réalité il est du 174e RI 3e Cie du 1er Btn. - Le 174e RI a été créé à partir des 2e et 3e Btn du 170e RI le 10 février 1915, date à laquelle il y est
incorporé.
pour comprendre : mai 1915 : Devenus maîtres
de la crête du plateau de Lorette les Français ne tiennent cependant pas encore le massif en son entier. Les Allemands résistent. toujours sur les deux éperons de la Blanche-Voie et de Souchez.
Là pluie et les nombreuses sources prenant naissance sur la hauteur ont transformé ce terrain argileux en une boue glissante où la progression est particulièrement malaisée. Pourtant l'éperon de
Souchez est peu- à peu conquis les jours suivants jusqu'au point où il domine à pic la sucrerie de Souchez. Par contre, des feux terribles de mitrailleuses brisent toutes les attaques contre là
Blanche-Voie. Jusqu'au 20 mai, la ligne française décrira un vaste demi-cercle depuis l'ouest , d'Ablain-Saint-Nazaire jusqu'aux flancs de l'éperon Est, en contournant l'autre contrefort. Huit
jours durant, tapis dans leurs retranchements de la Blanche-Voie et dans les maisons.- qu'ils tiennent encore: au nord et à l'est d'Ablain, les Allemands mitrailleront sans arrêt les lignes
françaises tandis que les batteries d'Angres et de Liévin dirigeront tous leurs feux sur le haut du plateau.
Le 22 mai enfin après deux journées de furieux combats, les tranchées de la Blanche-Voie sont emportées et tout le massif de Notre Dame-de-Lorette sauf le bas des
pentes de l'éperon de Souchez, est occupé .
La lutte a duré treize jours. De part et d'autre, les pertes ont été très élevées. Sur le terrain même, 3.000 cadavres allemands ont été dénombrés.

Extrait du JMO du 174e
10:00 du matin ordre d'attaque sur Ablain.
I - l'attaque sur Ablain sera commandée par le chef de bataillon Chollet du 174e qui disposera :
1° de 2 Cies de son bataillon pour exécuter l'attaque
2° de e Cies du bataillon de Suguy, en position à la haie V2, V4 pour lui servir de soutien.
3° d'une des sections de mitrailleuses en position à la haie de la courbe 140 (à désigner par le colonel de la 95e
brigade) pour accompagner l'attaque.
L'attaque sera d'ailleurs appuyée par les autres mitrailleuses en position sur le front sud du plateau.
II - L'attaque aura pour premier objectif, le groupe de maison au nord du mot Ablain ( carte au 5000e), et le groupe de
maison au N.E du village.
III - la préparation de l'attaque par l'artillerie durera 2 heures et sera conduite d'après les instructions donnés par
le Ct de l'artillerie par le général commandant le secteur.
IV – L'attaque devra être prête à agir à partir de midi. Elle sera déclenché à une heure qui sera communiqués dès
quelle aura été fixé par le général Ct de l'armée.
V – Elle devra être menée avec la dernière énergie et renouvelée, si c'est nécessaire jusqu'à succès
complet.
VI – Le Ct de l'attaque agira en liaison étroite avec la 70 D.I. qui est chargé d'attaquer à la même heure que la 48
D.I. et d'enlever par sa gauche le reste du village d'Ablain. Il partira à l'attaque à une heure fixé sans se régler sur la 70e D.I.
VII – Dés que l'attaque aura atteint et occupé son 1er objectif, elle le signalera au Comt de la 95e Bde qui prendra
les dispositions nécessaires pour obtenir et transmettre le renseignement sans aucun retard.
VIII –
L'attaque s'orientera immédiatement sur son deuxième objectif qui sera la face Nord et le saillant N.O. de la sucrerie, de manière à se déclencher en liaison étroite avec la
gauche de la 70e D.I. à une heure qui sera fixé par le Ct de l'armée et qui sera confirmée au «--» de l'attaque par le procédé suivant, a assurer par le Ct de la 95e Bde. Série de fusées lancées
du P.C. du Lt Colonel du 174e une demi heure avant le déclenchement de l'attaque.
IX – 2 Cies du bataillon du 289e de la Blanche Voye, se tiendrons près à se porter spontanément à l'appui du Ct
Chollet, dés que celui-ci se sera emparé de maisons au Nord du mot Ablain et se mettrons à sa disposition pour occuper ces maisons pendant l'attaque sur le 2e objectif et l'appuyer au besoin dans
le mouvement elle auront à aider éventuellement la gauche de la 70e D.I. qui doit progresser sur la lisière Nord d'Ablain.
X – Le colonel Ct la 95e Bde prendra toutes les mesures de détail convenue ce matin par téléphone avec le Gl Ct la 48e
D.I. pour assurer l'exécution du précèdent ordre.
- La section de mitrailleuses qui devra accompagner l'attaque prescrite par le S3 sera la plus rapprochée des maisons
situées à la sortie N.E. du village d'Ablain.
- Heure de déclenchement de l'attaque 14:45 ( quatorze heure quarante cinq).
- Cette dernière prescription annule toutes les précédentes qui ne serait contraire au présent ordre.
A la gauche du 174, le 170 attaquera à la même heure, face à l'Est.
Ordre donné par le Colonel.
La Cie Guermet marchera avec le Colonel.
L'opération
que le 174e devaient exécuter hier 22 à
18:00 aura lieu
aujourd'hui à une heure qui sera fixé ultérieurement. On sera prêt dès midi. Une préparation de 2 heures sera faite par l'artillerie; Lorsque qu'Ablain sera enlevé on se portera à l'attaque de la
sucrerie. Ce dernier mouvement n'aura lieu qu'une heure ou deux après la prise d'Ablain. Deux Cies sous les ordres du Ct prendront les maisons indiquées hier; les deux autres en réserve seront
sous les ordres du Colonel du Regt.
La 6e Cie se tiendra à sa disposition dans la tranchée S.7, V3 ou de préférence derrière la haie qui se trouve au Sud
Ouest de cette tranchée.
La Cie Chedeville marchand derrière les 5e et 7e s'arrêtera au poste de commandement du Colonel.
Tous les boyaux devront être libre au moment de la préparation de l'attaque. Sous aucun prétexte les malades,
cuisiniers ou hommes de corvées ne pourront circuler dans les boyaux. Préparer grenades, signaleurs.
Le commandant Gillman préviendra le 289e.
La 1er Cie appuiera à sa droite et la 3e à sa gauche dans les boyaux occupés par elle, pour laissé de la place aux 5e
et 7e Cie.
Le lieutenant Chedeville se tiendra du coté de la Cie par où doit arriver le Colonel.
Les 1er et 3e bataillons sont de garde tranchée.
Le 170e doit attaquer face à l'Est.
Le Ct Gillman prendra une liaison minutieuse avec le 170e plus particulièrement au moment où la tranché allemande sera
enlevé et établira rapidement un élément de tranchée entre sa gauche et la droite du 170e, pour combler le vide qui doit se produire forcement dans ce coin.
A 14:45
l'attaque est déclenchée. L'artillerie
allemande bombarde très violemment le plateau et des mitrailleuses placées en arrière d'Ablain Saint Nazaire ouvrent le feu sur nos tirailleurs.
Les Compagnies ne peuvent continuer leur marche en avant et s'établissent derrière les haies. A la suite du mouvement
en avant du 170e la 12e cie placée enter le P et P4 est enlevé par le 170e.
Le bataillon de Sugny surveille le front depuis le... (et là, il manque des pages sur le JMO du 174, nous passons
ensuite au 25 mai 1915).
Ce jour là Pierre BONNEAU sera
tué.
Pertes éprouvés par le régiment pendant la bataille de Lorette du 19 au 26 mai 1915.
le 19 mai 1915 - ont été tués : 00 – ont été blessés : 06 - ont été disparus : 01
le 20 mai 1915 - ont été tués : 33 – ont été blessés : 98 - ont été disparus : 01
le 21 mai 1915 - ont été tués : 15 – ont été blessés : 59 - ont été disparus : 03
le 22 mai 1915 - ont été tués : 34 – ont été blessés : 50 - ont été disparus : 04
le 23 mai 1915 - ont été tués : 118 – ont été blessés : 254 - ont été disparus : 72
le 24 mai 1915 - ont été tués : 25 – ont été blessés : 52 - ont été disparus : 09
le 25 mai 1915 - ont été tués : 06 – ont été blessés : 36 - ont été disparus : 13
le 26 mai 1915 - ont été tués : 12 – ont été blessés : 34 - ont été disparus : 00
total : ont été tués : 243, ont été blessés : 589, ont été disparus : 103
extrait du document de 6 pages sur Pierre Bonneau.